Âneries

Apple :

  • Cette app web ou ce réseau social que nous réalisons sera génial.
  • Nos règles pour l’approbation des apps sont toujours en faveur des intérêts de tout le monde.
  • Personne ne veut [insérer ici le nom d’un nouveau produit répandu qu’Apple ne propose pas encore].

Google :

  • Android est ouvert.
  • « Don’t be evil.»
  • Nous vous demandons toutes vos données personnelles et nous traquons tout ce que vous faites pour améliorer votre vie.

Facebook :

  • Nos utilisateurs veulent interagir avec des marques.
  • Nous prenons au sérieux votre sphère privée.
  • Nous ne vous traquons pas lorsque vous n’êtes plus connecté.

Chacun d’entre eux dit des âneries. À vous de décider lesquelles vous voulez tolérer.

(Cet article est une adaptation de l’article en anglais Bullshit de Marco Arment.)

Facebook a livré des données à des firmes publicitaires

Le Wall Street Journal rapporte que Facebook et d’autres réseaux sociaux (notamment MySpace et Twitter) ont livré des données personnelles d’utilisateurs à de grandes firmes de publicité, parmi lesquelles DoubleClick (propriété de Google) et Right Media (de Yahoo).

Ces données permettaient de retrouver le nom des utilisateurs, en dépit des promesses faites de ne pas divulguer de telles informations à de telles entreprises.

Suite aux questions posées par le journal, Facebook et MySpace ont modifié le programme permettant de communiquer aux publicitaires ces informations.

Cette nouvelle démontre une fois de plus les risques encourus par les utilisateurs de réseaux sociaux, notamment Facebook, par rapport à la divulgation de leurs données personnelles, et conforte encore ma décision de quitter Facebook.

Via Daring Fireball.

Pourquoi j’ai supprimé mon compte Facebook

À l’instar de nombreux internautes, je viens de demander la suppression de mon compte Facebook. Les questions de protection de la sphère privée m’interpellent et, depuis plusieurs semaines, mes sérieux doutes sur la politique de gestion des données privées par Facebook se sont confirmés.

Je n’ai pas d’illusions sur les sites web sociaux que sont Flickr, Youtube ou Twitter. Cependant, la politique de ces sites est toute différente de celle de Facebook. Avec Facebook, les données que vous avez déposées étaient sensées être privées. Or, sans aucun préavis, Facebook a changé les règles : vos photos, vos vidéos, vos liens, vos contributions, bref presque toutes vos données sont devenues publiques.

On me dira qu’il suffit de ne pas publier d’informations personnelles, ou alors de régler les paramètres de son compte Facebook de telle sorte que ses propres informations ne soient pas publiées à tout venant. C’est sûrement vrai pour les rares individus qui arrivent à trouver leur chemin dans le labyrinthe des réglages de Facebook et qui sont adéquatement sensibilisés à la protection de leurs données. Mais de quelle proportion des utilisateurs de Facebook s’agit-il ? Et qu’en est-il des enfants et adolescents ? A-t-on le droit de les laisser en pâture à Facebook ?

Continuer la lecture de « Pourquoi j’ai supprimé mon compte Facebook »

Est-ce nous qui sommes stupides ?

Avec l’annonce du très médiatique iPad, Apple n’a pas introduit un nouveau tablet-PC, mais plutôt un dispositif qui ressemble à un gros iPod Touch ou à un gros iPhone. De tels engins sont des ordinateurs, certes, mais la façon dont nous les utilisons est très différente : leur interface ne ressemble pas à ce que nous connaissons des ordinateurs habituels.

Pour cette raison, l’iPad tel qu’il a été présenté ne m’a pas semblé intéressant pour mon usage personnel. En tant qu’utilisateur chevronné des technologies, j’ai appris à utiliser les ordinateurs, c’est-à-dire que je me suis adapté au fonctionnement de l’interface graphique de Windows, Linux et de Mac OS X. Je me suis habitué à naviguer dans un environnement multi-fenêtres, dans des hiérarchies de fichiers complexes, à jongler avec des volumes locaux et distants. Or l’interface de l’iPad nous cache tous ces rouages, et, dans une première analyse, j’ai trouvé cela frustrant.

Plus récemment, j’ai lu l’aventure du site ReadWriteWeb, dont un des articles est devenu le numéro 1 de la liste retournée lorsque l’on tape dans Google l’expression « Facebook login ». Cet article contient aujourd’hui près de 900 de commentaires d’internautes courroucés, disant en substance (et dans des termes plus fleuris) : « Le site Facebook actuel est mauvais, remettez l’ancien », ou encore « Je veux juste me connecter à Facebook », ce qui montre que la plupart des gens ont utilisé Google comme un interpréteur de leur langage pour trouver leur site préféré et sont (mal) tombés ailleurs.

Je me suis également souvenu du classique dialogue entendu maintes fois :

‘ Mais où as-tu enregistré ton fichier ?
‘ Je l’ai enregistré sous Word !

La réaction classique des geeks à ce type de comportement est de dire, de façon moqueuse : « Mais comment peut-on être si stupide ?»

Je l’avoue, ça a été aussi ma première réaction. Et pourtant ! si c’était nous, les geeks et les développeurs, qui étions stupides ? Et si de telles réactions étaient simplement normales et naturelles ? Et si le fonctionnement de Google et des navigateurs web n’était pas si évident que cela ? Est-il vraiment surprenant que la plupart des utilisateurs confondent deux champs similaires au haut de la fenêtre d’un navigateur web ?

Je suis persuadé que, malgré les progrès évidents faits année après année, les interfaces des systèmes d’exploitation actuels sont largement trop complexes pour la plupart des utilisateurs, et notamment des élèves, pour les tâches simples que nous devons le plus souvent accomplir. La formation initiale nécessaire pour arriver au bout de ces tâches simples est le plus souvent rédhibitoire.

Nous devons donc, nous les geeks et les développeurs, faire en sorte que le seuil soit moins élevé pour nos utilisateurs. En ce sens, un ordinateur comme l’iPad, en cachant les entrailles complexes de la machine et en la rendant accessible pour le travail de tous les jours, propose sans doute une solution cohérente.

Cet article est né de la lecture du billet de Funkatron sur le même thème.