Les problèmes de l'identité électronique suisse

Données biométriques entre les mains d’entreprises privées, protection des données lacunaires et manque de compatibilité avec l’UE : la Suisse choisit une voie risquée avec sa loi sur l’e-ID.
Les problèmes de l'identité électronique suisse

Un article d’Adrienne Fichter publié par Republik développe les graves problèmes de la loi sur l’e-ID soumise à la votation populaire le 7 mars 2021.

Elle devrait nous permettre d’acheter en ligne, de remplir notre déclaration d’impôts et de nous donner accès aux services numériques publics et privés avec un seul login, c’est la promesse qui nous est faite avec la loi sur les services d’identification électronique.

Il est question, comme nulle part ailleurs en Europe, que ce soient des entreprises privées qui gèrent et vérifient l’identité électronique des citoyens. Ce modèle est irresponsable: la fourniture, la gestion et la vérification des identités est une tâche régalienne et doit être assurée par l’État.

Il faut dire NON à cette loi.

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Privacy icons : du « privacy washing »

Des entreprises lancent une campagne de privacy washing à l’aide de pictogrammes censés sensibiliser les usagers à la gestion de leurs données personnelles.
Privacy icons : du « privacy washing »

L’association Privacy Icons, regroupant notamment Migros, BKW, Swisscom, les CFF et Credit Suisse, déploie une nouvelle signalétique constituée de pictogrammes pour résumer de manière lisible au premier coup d’œil comment les données sont traitées lors de l’utilisation de leurs services numériques.

L’initiative est louable, tant il est important que les utilisateurs sachent de manière transparente et complète ce qu’il advient de leur données. Malheureusement, la démarche n’est pas aboutie, et ressemble plus à une campagne de privacy washing destinée à rendre acceptable l’exploitation commerciale des données personnelles.

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Teams ne remplace pas une plateforme d'apprentissage

Cet article analyse Microsoft Teams en tant qu’outil pédagogique et tente de déterminer s’il peut remplacer une plateforme d’apprentissage.
Teams ne remplace pas une plateforme d'apprentissage

En raison de l’épidémie de COVID-19, les écoles fribourgeoises ont introduit Microsoft 365 avec son composant Teams, pour faciliter la partie à distance de l’enseignement.

Certains voient dans Teams une plateforme d’apprentissage propre à remplacer un véritable LMS comme Moodle.

Voyons pour quelles raisons cet outil, qui offre néanmoins des fonctions intéressantes et utiles, en particulier pour organiser des classes virtuelles, ne fournit qu’un sous-ensemble restreint des fonctionnalités d’une plateforme d’apprentissage.

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La durée maximale pour une vidéo est de 6 minutes

La vidéo est devenue un élément central des mesures destinées à assurer la continuité pédagogique, et de nombreuses écoles de tous niveaux misent sur l’apprentissage vidéo en ligne. Mais quelle est la durée optimale d’une vidéo en ligne ?
La durée maximale pour une vidéo est de 6 minutes

Pour assurer la continuité pédagogique, il est devenu commun de miser sur la vidéo. Beaucoup d’écoles, du degré primaire au niveau universitaire, enregistrent les cours et les diffusent en ligne, en espérant que les élèves et étudiant·e·s en tirent bénéfice pour leurs apprentissages.

Cette stratégie semble vouée à l’échec, comme l’a montré une étude de l’Université de Rochester et du MIT. Sans post-production, l’engagement des élèves et étudiant·e·s diminue rapidement. En particulier la durée trop longue des vidéos est un facteur important : la durée maximale pour une vidéo est de 6 minutes. Passé cette durée, ils cessent de regarder aussi attentivement ou même complètement !

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L'état inquiétant de l'infrastructure informatique de la démocratie suisse

Une étude de Republik montre que de nombreux cantons suisses utilisent des logiciels obsolètes ou vulnérables pour calculer et communiquer les résultats des votations et élections.
L'état inquiétant de l'infrastructure informatique de la démocratie suisse

Le postulat que notre démocratie est sûre, car elle est fondée sur l’utilisation du papier, comme l’argumentent les adversaires du vote électronique, est un mythe.

Le tentatives de manipulation de la démocratie ne sont pas exclusivement liées au processus-même de vote, car de très nombreux logiciels et systèmes électroniques sont aussi utilisés pour la mise en place et le fonctionnement des votations et élections; par exemple, pour communiquer les registres de vote aux imprimeries, pour imprimer et scanner les bulletins, pour transmettre les résultats des communes au canton, puis des cantons à la Confédération.

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