Nouveau moteur pour ce blog : Hugo

Ce blog fonctionne désormais grâce à un générateur de sites statiques, Hugo, qui a remplacé avantageusement WordPress. Un changement pour plus de rapidité, de sécurité et des économies.
Nouveau moteur pour ce blog : Hugo

J’ai terminé il y a quelques jours la migration de ce blog vers Hugo, un générateur de sites statiques.

En 2006, lorsque j’ai commencé ce blog, le choix de WordPress était logique, et les arguments sont encore valides : écrit en PHP, il fonctionne donc presque chez n’importe quel hébergeur ; il est libre et gratuit ; comme il est très répandu — WordPress est le moteur de plus de 33% de tous les sites web du monde — on a à disposition de nombreuses extensions et, en cas de problème, on a accès à une communauté d’utilisateurs active et de qualité.

Alors pourquoi changer ?

Il y a de nombreuses raisons pour passer à un générateur de sites statiques, mais les principales sont la rapidité, une sécurité accrue et l’économie faite sur l’hébergement, vu les faibles besoins en infrastructure matérielle côté serveur et que PHP n’est plus nécessaire.

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E-voting en Suisse : un risque pour la démocratie

La récente polémique sur le code source de la solution de vote électronique proposée par La Poste met en lumière les risques pour la démocratie ainsi que le manque de vision des autorités politiques de Suisse.
E-voting en Suisse : un risque pour la démocratie

Face aux critiques d’experts internationalement reconnus dans le domaine de la sécurité informatique sur l’insuffisance du logiciel de vote électronique, La Poste et l’entreprise Scytl ont choisi de jouer le jeu de la censure, plutôt que celui de la transparence, en interdisant la publication du code source de la solution.

Dans un premier temps, La Poste a publié le code source de façon ouverte et lancé un test d’intrusion public, à la satisfaction des experts de la cyber-sécurité. Certains se sont toutefois étonnés des réactions agacées de La Poste face à leurs critiques sur des aspects discutables du code source. D’autres, comme le magazine indépendant Republik, pointent le manque d’instructions sur la façon de mettre en service et de faire communiquer entre eux les différents composants du système, condition pourtant indispensable pour respecter l’Ordonnance de la Chancellerie fédérale sur le vote électronique.

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Pourquoi la science informatique à l’école ?

Les bons arguments pour enseigner la science informatique à l’école ne sont peut-être pas ceux auxquels on pense. Texte de la conférence donnée à l’occasion de la journée de formation romande ForMITIC du 2 février 2019.
Pourquoi la science informatique à l’école ?

Le thème d’aujourd’hui est d’une brûlante actualité. Il ne se passe pas une journée sans que l’on parle d’intelligence artificielle, de drones de surveillance automatique, de robots, d’exploitation de données massives (big data), de failles dans la sécurité informatique, de scandales liés à la vente de données personnelles par des entreprises peu soucieuses de légalité ou encore de fuites de telles données, etc. Tous ces sujets ont bien sûr un lien direct avec le traitement de l’information sous forme numérique.

Parallèlement, l’enseignement de la science informatique a le vent en poupe en Suisse. Le LP21, publié en automne 2014, définit un enseignement obligatoire de l’informatique, distinct de celui des compétences médias. En octobre 2017, la CDIP a mis à jour ses plans d’études en rendant obligatoire l’enseignement de la science informatique au gymnase. Tout récemment, en novembre 2018, la CIIP s’est dotée d’un « Plan d’action en faveur de l’éducation numérique » introduisant la science informatique dans la scolarité obligatoire, pour tous les élèves.

Il pourrait sembler inutile ou vain de se poser la question formant le titre de ma conférence : pourquoi la science informatique à l’école ?

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Désolé, vous pouvez être identifié même si vos données sont anonymisées

Désolé, vous pouvez être identifié même si vos données sont anonymisées

Notre monde hyper-connecté et bourré de capteurs fait de nous des producteurs de données de façon quasi-permanente : nous générons des données de localisation chaque fois que nous envoyons un message WhatsApp ou un SMS, quand nous marchons avec une montre connectée ou tout simplement en nous promenant avec notre smartphone.

On nous dit souvent que ce n’est pas grave, puisque les données sont anonymisées, que tout ce qui pourrait nous identifier en est retiré et que l’on peut dormir tranquille.

La réalité, comme le montre une publication du journal scientifique IEEE Transactions on Big Data, est hélas différente. Les chercheurs ont montré qu’il est facile d’associer ces données avec des personnes réelles.

Voici pourquoi il est important de pouvoir contrôler non seulement nos données, mais également les méta-données que toutes nos activités numériques laissent derrière nous.

En obligeant les collectivités et les entreprises à développer leurs applications en appliquant le principe de Privacy by Design, nous pourrons avoir peut-être une chance de recouvrer la maîtrise de nos données.

Facebook toujours plus agressif dans la collecte de données

Facebook toujours plus agressif dans la collecte de données

Sous le couvert de protéger ses utilisateurs, Facebook promeut depuis son app mobile l’utilisation de l’application VPN Onavo, qu’elle a acquise en 2013 déjà.

Facebook pourra ainsi contrôler ce que font les utilisateurs sur Internet, quelle que soit l’app qu’ils utilisent. Une telle utilisation s’apparente aux logiciels espions.

Techcrunch :

Instead, Onavo’s VPN allow Facebook to monitor user activity across apps, giving Facebook a big advantage in terms of spotting new trends across the larger mobile ecosystem. For example, Facebook gets an early heads up about apps that are becoming breakout hits; it can tell which are seeing slowing user growth; it sees which apps’ new features appear to be resonating with their users, and much more.