Réseaux sociaux : le préposé s'inquiète

Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence de la Confédération vient de publier son 16ème rapport d’activité, dans lequel il s’inquiète des dangers liés à l’utilisation des réseaux sociaux comme Facebook et de la législation en vigueur, qui n’a pas été prévue pour une telle situation.

Face à l’émergence de ce phénomène, la protection des données doit relever de nouveaux défis. La législation en la matière visait initialement à protéger les données personnelles contre tout traitement illicite ou disproportionné par l’État, puis, par l’économie. Deux aspects fondamentalement nouveaux doivent être relevés à cet égard :

  1. Ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui enregistrent les informations personnelles en question dans les profils Internet et qui donnent donc ainsi leur propre consentement.
  2. Les particuliers sont ainsi en mesure d’accéder aisément aux données personnelles d’autres particuliers, ce qui peut engendrer des risques.

(pages 115-116 du rapport)

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Facebook : quelle mobilisation ?

Malgré de nombreuses questions soulevées sur l’identité numérique, en lien avec l’utilisation de Facebook, je suis surpris du petit nombre de réactions publiées dans la blogosphère. J’ai en effet la conviction que ce thème devrait être plus discuté, dans la mesure où les enfants ne sont que peu sensibilisés aux éventuelles conséquences de la publication de leurs écrits ou images sur le net.

Afin d’alimenter la réflexion à ce sujet, voici quelques liens intéressants.

Bonne lecture !

Évolution du code source de Moodle

Voici une vidéo qui illustre le bouillonnement du développement mutualisé du projet Moodle. Cette vidéo a été réalisée à l’aide du logiciel code_swarm, qui permet d’analyser les fichiers d’historique des systèmes de gestion de versions, comme CVS, Subversion ou le plus moderne git.

Say hello to Picok !

Vous avez aimé ou aimez encore Google Reader ou Netvibes ? Vous êtes tout comme moi inquiet par la quantité de vos données stockées sur des serveurs qui ne vous appartiennent pas ? Alors Picok est peut-être pour vous !

Picok
Picok, qui vient de sortir (version 1.0.0), signifie « Personal Information Cockpit ». Il permet à ses utilisateurs de créer leur propre page personnelle d’informations, en agrégeant diverses sources d’informations. Les informations provenant de différentes sources sont affichées sous la forme de boîtes déplaçables par glisser-déposer. L’interface de Picok est multilingue. Actuellement, le français, l’allemand, l’italien et l’anglais sont compris dans le paquet.

Écrit en PHP 5, Picok est un logiciel libre (licence LGPL v3.0) basé sur LAMP et téléchargeable sur le site du projet. Il est actuellement développé par la société Liip.

Achat de Sun par Oracle : et l'avenir des logiciels libres ?

Sun et Oracle
Le 20 avril dernier, Oracle et Sun Microsystems ont annoncé l’achat de la seconde par la première des deux sociétés pour 7.4 milliards de dollars. Officiellement, Oracle est surtout intéressé aux deux produits Java et Solaris. Il n’y a donc pas lieu de se faire trop de soucis pour ces deux logiciels (à part peut-être pour la version libre OpenSolaris).

Cette acquisition pose toutefois plusieurs questions, notamment dans le domaine du logiciel libre. En effet depuis plusieurs années déjà, Sun a démontré son implication dans le soutien du développement du logiciel libre, en étant l’un des contributeurs les plus importants, si ce n’est le plus important.

Cet achat signifie-t-il la fin de MySQL, propriété de Sun ? MySQL, avec plus de 6 millions d’installations dans le monde, est clairement en concurrence avec le gestionnaire de base de données Oracle. La tentation sera grande pour Oracle de tuer MySQL afin de vendre fort cher une autre base de données.

Et OpenOffice.org, que va décider Larry Ellison à son sujet ? Même question pour VirtualBox. Il y a fort à craindre que s’il ne voit pas de profit à faire avec ces deux outils, Oracle ne les soutiendra plus.

Heureusement, il s’agit de logiciels libres, et même dans le pire des cas, ni MySQL, ni OpenOffice.org, ni VirtualBox ne disparaîtront purement et simplement. La difficulté sera cependant de trouver des fonds pour soutenir leur développement actif. L’avenir nous dira si Oracle aura joué, à l’instar de Sun, le jeu du logiciel libre.