Google car à Fribourg !

Le quotidien La Liberté indique aujourd’hui que des Google cars ont été aperçus dans la région de Fribourg, plus précisément au chemin de la Fenetta à Villars-sur-Glâne.

Ces prises de vues sont autorisées, mais le préposé suisse à la protection des données a exigé que les visages et les plaques d’immatriculation soient floutées lors de la mise en ligne des images.

Les Google cars sont des véhicules équipés de caméras à 360° permettant de prendre des photos destinées à alimenter le programme Street View de GoogleMaps. La photo ci-dessous a été prise dans la région de Zürich.

Google car

Source de la photo : Wikimedia Commons

La protection des données selon Google

Inquiet de la protection de vos données quand vous utilisez Google ? Ce n’est pas grave : tout est prévu. Vous aurez prochainement la possibilité de vous déconnecter de Google et de déménager vers le Google Village, après qu’une équipe de spécialistes de la protection de données personnelles de Google se sera chargée d’effacer votre maison.

Voyez plutôt ! (Vidéo en anglo-américain)

Source : Onion News Network

Réseaux sociaux : le préposé s’inquiète

Le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence de la Confédération vient de publier son 16ème rapport d’activité, dans lequel il s’inquiète des dangers liés à l’utilisation des réseaux sociaux comme Facebook et de la législation en vigueur, qui n’a pas été prévue pour une telle situation.

Face à l’émergence de ce phénomène, la protection des données doit relever de nouveaux défis. La législation en la matière visait initialement à protéger les données personnelles contre tout traitement illicite ou disproportionné par l’État, puis, par l’économie. Deux aspects fondamentalement nouveaux doivent être relevés à cet égard :

  1. Ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui enregistrent les informations personnelles en question dans les profils Internet et qui donnent donc ainsi leur propre consentement.
  2. Les particuliers sont ainsi en mesure d’accéder aisément aux données personnelles d’autres particuliers, ce qui peut engendrer des risques.

(pages 115-116 du rapport)

Il ne s’agit pas de culpabiliser les utilisateurs, mais de les sensibiliser. Parmi les risques potentiels évoqués, la pérennité des informations sur le net :

La mémoire d’Internet est infaillible: les profils d’utilisateurs peuvent être téléchargés et enregistrés par d’autres utilisateurs, ce qui voue pratiquement à l’échec toute tentative d’effacer le profi l d’origine, puisque les données sont ainsi conservées.

Autre sujet non négligeable d’inquiétude, que font les fournisseurs de réseaux sociaux avec les données qu’ils récoltent :

Beaucoup de fournisseurs de SRS ne précisent pas ce qu’ils font des données. Une chose est néanmoins certaine : ajoutées aux métadonnées, les données personnelles sont susceptibles de livrer des profils de la personnalité détaillés, dont la vente peut engendrer de juteux bénéfices.

Il est réjouissant de voir que les autorités sont conscientes de cette problématique et proposent des recommandations.

Facebook : quelle mobilisation ?

Malgré de nombreuses questions soulevées sur l’identité numérique, en lien avec l’utilisation de Facebook, je suis surpris du petit nombre de réactions publiées dans la blogosphère. J’ai en effet la conviction que ce thème devrait être plus discuté, dans la mesure où les enfants ne sont que peu sensibilisés aux éventuelles conséquences de la publication de leurs écrits ou images sur le net.

Afin d’alimenter la réflexion à ce sujet, voici quelques liens intéressants.

Bonne lecture !

Say hello to Picok !

Vous avez aimé ou aimez encore Google Reader ou Netvibes ? Vous êtes tout comme moi inquiet par la quantité de vos données stockées sur des serveurs qui ne vous appartiennent pas ? Alors Picok est peut-être pour vous !

PicokPicok, qui vient de sortir (version 1.0.0), signifie « Personal Information Cockpit ». Il permet à ses utilisateurs de créer leur propre page personnelle d’informations, en agrégeant diverses sources d’informations. Les informations provenant de différentes sources sont affichées sous la forme de boîtes déplaçables par glisser-déposer. L’interface de Picok est multilingue. Actuellement, le français, l’allemand, l’italien et l’anglais sont compris dans le paquet.

Écrit en PHP 5, Picok est un logiciel libre (licence LGPL v3.0) basé sur LAMP et téléchargeable sur le site du projet. Il est actuellement développé par la société Liip.